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Le projet

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« Rien ne donne autant raison au surréalisme que la photographie. C’est le véhicule le plus sûr de la poésie. Le meilleur instrument pour percevoir la relation entre réalité et sur-réalité.
Salvador Dali, 1925

Depuis quelques années, j’ai pris l’habitude de longues ballades photographiques dans la nature. Seul avec mon appareil photo, je passe de longs moments dans les bois, au bord des étangs, dans les prés, dans les chemins creux, au milieu d’une foisonnante vie. C’est l’occasion pour moi d’observer et de laisser mes pensées courir.

Des tonnes de questions vous viennent, lorsque vous êtes là, en pleine nature, à simplement regarder avec insistance le monde autour de vous, dans ce petit coin de campagne, sur cette petite planète bleue lancée à toute allure autour de son soleil, qui lui-même parcourt sans cesse une distance phénoménale. Quand on y pense, l’univers dans son ensemble est là, dans ce chêne centenaire, dans ce buisson d’aubépine, dans ce rocher à l’épreuve du temps.

C’est ainsi que le lien entre les images que je ramène de ces escapades et l’univers s’est fait. Peu à peu, nourri de lectures et de conférences scientifiques, nourri de la découverte des lois générales par lesquelles le monde physique est gouverné. C’est ainsi que le Labyrinthe Symétrique est né.

Le Labyrinthe Symétrique révèle la vision d’un monde fait de juxtapositions, doubles, triples ou quadruples. Ces images qui se reflètent à partir d’un point précis choisi avec soin, construisent une autre vision du réel. Arbres, ciel, plantes, roches, eau, ces bases qui construisent notre environnement, recomposées, ouvrent la porte de ce nouveau monde.

Comme l’a écrit Fernando Pessoa dans Le Livre de l’intranquillité : « C’est en nous que les paysages trouvent un paysage. C’est pourquoi, si je les imagine, je les crée ; si je les crée, ils existent ; s’ils existent, je les vois tout comme je vois les autres. »

Mais les paysages du Labyrinthe Symétrique ne se contentent pas d’être des paysages. Car ce monde nouveau, construit à partir des images familières de ce qui nous entoure, invite à la contemplation en plongeant celui qui observe dans l’interrogation.

La réalité est-elle telle que nous la percevons ? Cet arbre, cette pierre sont-ils bien arbre ou pierre ? Sont-ils autre chose que l’on ne pourrait voir de prime abord ? La réalité que nous percevons est-elle une illusion ?

Le Labyrinthe Symétrique fait écho à la parole de Jean-Pierre Luminet (Illuminations, Cosmos et Esthétique) : « L’une des tâches de l’artiste consiste à absorber les nouvelles connaissances de la science et à les assimiler à des besoins humains. »
En mêlant les concepts scientifiques à l’imaginaire de la science-fiction, le Labyrinthe Symétrique devient un pont entre science et poésie. Entre réalité et sur-réalité. (c.q.f.d.)

« Nous piétinerons éternellement aux frontières de l’inconnu, cherchant à comprendre ce qui restera toujours incompréhensible. Et c’est précisément cela qui fait de nous des hommes. »
Isaac Asimov (Les cavernes d’acier)